LA TÊTE EN FRICHE | Cie les Affamés

LA TÊTE EN FRICHE
DE MARIE-SABINE ROGER

Adaptation et mise en scène Gilles Droulez
Direction d'acteurs Françoise Dasque
Décors et création lumière Denis Guex
avec
Fanny Corbasson, Gilles Droulez

durée 1h15 - tout public à partir de 11 ans
plateau minimum 6m/4m - création 2022

soutenue par la cdc Beaume-Drobie et les communes de Joyeuse, Saint-Paul-Le-Jeune, Vernon.


Représentations

du 7 au 30 juillet 2022 Festival OFF d'Avignon à 15h30 théâtre des Corps Saints (salle 1)
réserver vos places sur TicketOff ou Billereduc

2 août 2022 21h les mardis du Théâtre, Joyeuse
les 6, 10, 12 et 14 août 2022 au festival au musée du Mas Daudet, Saint-Alban-Aurioles
Billetterie en ligne

23 octobre 2022 à 17h salle polyvalente de Vernon
Oct 22 dans le cadre de l’inauguration de la nouvelle salle des fêtes de Saint-Paul-le-Jeune
les 18 et 19 à 20h30, le 20 novembre 2022 à 15h au théâtre Beaux Arts Tabard, Montpellier
17 décembre 20h30 et 18 décembre à 17h au théâtre des 2 mondes, Vaison la Romaine
28 janvier 20h30 à la Villa Cathala, Noisy-le-Grand
17 février 2023 20h30 à la Forge, Villefort

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Porté au cinéma avec succès par Jean Becker avec Gérard Depardieu et Giséle Casadesus à l'affiche, le roman de Marie Sabine Roger est adapté pour la première fois au théâtre. Cette comédie nous plonge dans l'univers doux amer de Germain : un homme ballotté par une vie qui n'a pas été tendre avec lui.
Sur un banc public, il rencontre Margueritte. Cette adorable vieille dame va lui ouvrir, par le biais de la lecture, les portes de l'imaginaire et des mots qui «grandissent». Entre ces deux êtres que tout sépare, va débuter une relation faite de complicité, de tendresse et d'humour !
Une comédie, drôle et émouvante, qui fait du bien.

Presse : Télérama : Hymne à la joie de lire, à la joie de se parler.
Midi libre : L'auteur aborde, avec intelligence et douceur, l'univers de la vieillesse.
Télé7jours : Le prix du cœur.
Dauphiné libéré : Un roman poignant sur l'amitié et le bonheur des mots.

REVUE DE PRESSE FESTIVAL AVIGNON 2022

La Provence du 9 juillet 2022
La tête en friche : une comédie attendrissante
Par Auriane JOSE
Le spectateur de La Tête en friche est le témoin privilégié d’une drôle de rencontre, celle de Margueritte et Germain, deux âmes tendres ballotées par la vie. Au fil des rendez-vous, la vieille dame et le joyeux gaillard nouent une histoire d’amitié sincère. Ils s'apprivoisent en comptant les pigeons, se découvrent ensuite par des regards, des sourires, des mots et des lectures, se révélant mutuellement avec pudeur, délicatesse, humour et la maladresse aussi de grands enfants. Complices, ce duo attachant brillamment incarné par Fanny Corbasson et Gilles Droulez, emplit l’espace d’une bienveillance en partage. Les comédiens écrivent ensemble un émouvant conte philosophique sublimé par une intelligence humaine, de cœur, de corps, de voix et d’esprit, sans superflu. Après un passage sur grand écran porté par Jean Becker avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus, cette première adaptation théâtrale du roman de Marie-Sabine Roger signée Gilles Droulez lui fait honneur, si bien qu’à la fin, le spectateur reste assis, rêveur et affranchi du temps qui passe, comme sur un banc public. Il y a des rencontres qui font grandir, La Tête en friche est ainsi de celle qui reste en mémoire.

RegArts du 11 juillet 2022
par Jean Michel Gautier
On se souvient tous de Depardieu, ballot, inculte et un peu niais comptant les pigeons dans le jardin public. Mais il est tout de suite effacé, remplacé par Gilles Droulez il en est de même pour Gisèle Casadessus dont Fanny Corbasson reprend le rôle avec bonheur.
Une très belle histoire de Marie Sabine Roger sur l’amitié et le vocabulaire, la richesse du savoir.
Gilles Droulez et fanny Corbasson sont magnifiques dans cette pièce, il y a beaucoup d’affection, de complicité, ingrédients nécessaires pour la transformation de Germain.
Il est là balourd, nigaud, innocent dans sa salopette jaune à compter les pigeons quand il va être sorti de son isolement par Marguerite qui va lui proposer de rentrer dans les livres.
C’est la transformation magistrale de l’individu, avec beaucoup de tendresse elle lui ouvre les portes magistrales du savoir. Il n’est plus le même, il devient un autre qui va alors prendre la place de Marguerite en l’aidant à son tour.
Une histoire comme une fable, un récit initiatique. Une histoire pleine d’enseignements que Gilles Droulez à mise en scène avec beaucoup de simplicité et d’efficacité. La pièce est fluide, agréable, teintée d’humour et d’une sensibilité profonde.
Une pièce à voir absolument c’est un pur moment de bonheur.`

Libre théâtre
par Jean-Pierre Martinez
Gilles Droulez et Fanny Corbasson enfilent avec grâce et délicatesse les habits de ces deux personnages, incarnés avant eux au cinéma par Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus. Et dès les premières secondes, ils parviennent à nous faire oublier leurs illustres prédécesseurs. L’histoire est belle, et les personnages sont émouvants, même si elle ne manque pas d’espièglerie et lui d’une drôlerie souvent involontaire. Oui, c’est tout simplement l’histoire d’une improbable rencontre entre deux êtres que rien ne prédestinait à se rencontrer, dans un monde où trop souvent, on passe son chemin sans se regarder.
Un spectacle tendrement drôle, portés par deux merveilleux comédiens. À ne pas manquer.

Germain - Vous venez souvent ici ?
Marguerite - Presque tous les jours que le Bon Dieu fait...
Germain - Vous êtes bonne sœur .
Marguerite - Religieuse, vous voulez dire ? Seigneur non ! Qu’est-ce qui vous fait croire cela ?
Germain - Je sais pas. Vous avez parlé du Bon Dieu, alors... Ça m’est venu, comme ça.

Je me suis senti un peu con. Mais « bonne sœur », ce n’est pas une insulte. Enfin, pour quelqu’un d’aussi vieux, en tout cas. De toute façon, elle n’a pas eu l’air vexée.

Germain - C’est marrant, je ne vous avais jamais vue !
Marguerite - J’ai pour habitude de venir un peu plus tôt. Mais, si je puis me permettre, en ce qui me concerne, je vous avais déjà aperçu, quelquefois.
Germain - Ah !
Marguerite - Alors, ainsi, vous aimez les pigeons ?
Germain - Oui. J’aime bien les compter, surtout.
Marguerite - Ah, ça !... C’est une occupation prenante ! Il faut sans cesse y revenir...

Elle parlait de façon compliquée, tout en guirlandes et poils de cul, comme les gens bien élevés. Mais les vieux sont souvent plus polis que les jeunes.
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photos ©Denis Guex

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